30 mai 2010 – Sky : chaîne de télévision anglaise

Merci Catherine pour la traduction
Alex Zane : …. L’invité que nous recevons aujourd’hui a été un charmant vampire, un cow-boy, un général de Monstres… Il sauve le monde…
C’est le plus célèbre action héro de la TV et il a une réputation d’être un enfant terrible. C’est l’acteur le plus électrique de la décennie
AZ : Kiefer Sutherland, hello et merci d’être notre invité
Kiefer : Merci de m’avoir invité
AZ : C’est un plaisir de vous avoir invité
AZ : comment c‘était la fin de 24 ?
Il dit exactement la même chose que dans d’autres interviews, cliquez : http://mygreeg.unblog.fr/2010/05/22/the-tonight-show-with-jay-leno-21-mai-2010/
K : «it’s very peter sweet » (c’est vraiment doux et amer)
K : J’avais les larmes aux yeux… Mes lèvres tremblaient…
AZ : Est-ce que vous avez pleuré parce que je n’imagine pas Jack Bauer pleuré ?
K : Je n’ai pas pleuré, mais j’ai été obligé de regarder mes pieds sinon je n’aurais pas été bien
AZ : Donc vous avez choisi des films que vous aimez beaucoup. On va en parler
Le 1er film date de 1974, c’est Chinatown
AZ : C’est le dernier film que Roman Polinski a tourné aux USA.
Qu’est-ce que ce film représente pour vous ?
K : c’est le 1er thriller que j’ai vu, j’avais 10 ou 11 ans. Je me suis rendu compte que c’était un film pour adulte. J’ai été fasciné par les relations entre les personnages et le côté romantique. J’étais trop jeune pour comprendre le problème de la corruption. Pour comprendre que l’eau à Los Angeles est plus importante que le pétrole.
Le personnage de Nicholson, ce n’était pas un cow-boy avec un chapeau blanc. C’est un dur, un pourri. J’ai continué de regarder pour lui, car il se fait tabasser et il le supporte, ça fait de lui un dur. J’ai trouvé ça très cool et cela a changé beaucoup de choses pour moi. Mon père m’a raconté que la 1re fois qu’il a entendu chanter les Rolling Stone, ça lui a fait changer sa façon de voir la musique. C’est pareil pour moi, ça a été le début de quelque chose, ça m’a fait aimer le cinéma.
AZ : Il y a une scène ou Nicholson siffle Faye Dunaway. C’est très authentique.
Jusqu’où êtes-vous allé pour être authentique ? Je sais que vous faites vos propres cascades
Avez-vous déjà giflé une femme ?
K : Non, je n’ai jamais eu à le faire
Dans 24, il y a une scène ou Kim Raver doit me gifler et je lui ai dit « vas-y ». C’est un passage très dramatique pour elle et je ne voulais pas que le fait de m’éviter l’empêche de se concentrer sur ses émotions. Donc je lui ai dit « frappe-moi ». On a fait 6 prises et mon visage est devenu tout rouge. Comme c’était un passage très important pour elle, John Cassar lui a demandé « tu veux en faire une autre ? ». Et moi, personne ne me demande rien ? car ma mâchoire est en train de tomber. On a fait ça un après-midi et ça m’a aidé à réagir.
AZ : Votre prochain film, c’est « seul au monde »
Cela date de 2000
K : J’étais en train de tourner un film à Prague et je me suis senti très isolé pendant 3 mois, j’ai décidé de me prendre en main. Je suis allé dans un très bel hôtel où il y avait la TV et le film qui passait était « seul au monde ».
C’est assez ironique, car dans le film, il n’y a que 8 lignes de dialogues. Je ne pense pas que je serais allé voir ce film, mais ça a été une très grande surprise. Non seulement le transformation physique de Tom Hanks, mais c’est aussi très bien filmé. C’est très difficile de filmer une relation avec un ballon de volley.Cela aurait pu être comique, mais c’est très émouvant quand il le perd.
Un moment que je trouve très émouvant, c’est quand Hélène Hunt apprend qu’il est vivant et qu’elle s’évanouit. Et c’est tragique, car ça ne marche pas.
Il est à un croisement et il croise une fille, pour moi cette scène contient un message. C’est que les choses arrivent pour une raison et qu’il faut les accepter comme elles arrivent et c’est de vouloir les combattre que cela cause des problèmes. Je fais ce métier depuis 20 ans, quelquefois je me suis trompé, ça n’a pas marché…Et de regarder ce film, que je n’attendais pas aussi émouvant, ça m’a donné envie de continuer.
AZ : Il m’est arrivé la même chose…………….. J’ai pleuré tout l’après-midi.
À la fin du film, il a un paquet qu’il n’a jamais ouvert. À la fin du film, on ne sait pas ce qu’il y avait dedans. On a demandé au metteur en scène qui a dit que le paquet contenait un téléphone satellite.
K : Oui, c’est très amusant. C’est un ressort dramatique. On se demande ce qu’il y a dans le paquet et on se dit que peut-être il y avait quelque chose pour le sauver.
PUB
AZ : Nous sommes avec l’acteur le plus excitant de la décennie.Quelle influence votre père a eu sur votre carrière ?
K : Ce qui est amusant, c’est que je n’avais pas vu ses films, j’en avais entendu parler, car ils étaient interdits aux enfants. Un jour je suis allé chez un ami qui avait un des 1 e magnétoscopes et en deux jours j’ai vu tous les films de mon père. J’avais 18 ans, j’étais un jeune acteur……….. Mash… Casanova… C’était impressionnant. J’ai alors appelé mon père et je pleuré presque. J’étais très embarrassé, je me sentais un mauvais fils de ne pas avoir su combien ses films étaient beau. Ce fut un beau moment.
Eliot Gould (Mash), je le voyais beaucoup quand j’étais petit, il était très drôle, il ressemblait au personnage du film. Mon frère ainé avait le casque de foot du film et j’étais très jaloux, j’ai essayé de lui voler. Mon père et Eliot Gould sont amis depuis toujours.
Normalement Mash est un film qui n’aurait pas dû avoir de succès, car il y avait deux autres films… ….
Qui sont sortis en même temps. Ça montre toutes les possibilités qu’offre notre métier, car ce film a été un succès contre toute attente. C’est comme Reservoir Dog de Tarantino, personne n’aurait du voir ce film. Et donc, il faut y croire pour survivre.
AZ : C’est la 1re fois qu’on a entendu le mot « F » (fuck) dans un film d’un grand studio
K : Ah, merci la Twenty Century Fox
AZ : Ce qui est amusant, c’est que vous dîtes Damn it souvent. Êtes-vous au courant du jeu ?
K : Une fois, pour être drôle, je l’ai dit 3 fois de suite. Finalement, je me suis dit que cela pouvait tuer quelqu’un. J’ai essayé de diminuer.
AZ : C’est bizarre que vous n’utilisiez pas un vocabulaire plus spécifique pour un type qui s’est fait torturé, tué, sa fille kidnappée..Vous avez tué des gens…
K : Damn it !
AZ : Ce que je trouve bien, c’est qu’après 8 saisons, Jack Bauer est enfin passé à l’acte avec une femme.
Je pense que même après 7 saisons, cela doit être un soulagement pour lui.
K : on ne le voit jamais aller au WC, manger…il a au moins eu cette priorité
AZ : Et maintenant, un autre film, French Connection
K : J’avais 15 ans quand je l’ai vu, c’est un film parfait. Par exemple, la poursuite de voitures est parfaite
Il décrit la scène de la bicyclette
Ces deux personnages excellents sont très différents et définissent les films avec des couples de flics. C’est des durs, c’est des mecs avec qui j’aimerais aller boire un verre. Gene Hackman est un très grand acteur, j’adore ce personnage ! Gene Hackman est extraordinaire.
Je ne veux pas me comparer, mais c’est ce qui m’a attiré chez Jack Bauer.
AZ : La poursuite en voiture, c’est votre scène préférée ?
K : Oui, c’est celle qui a servi de modèle à toutes les autres. C’est écrit de manière à ce que la course de voiture ai un sens dans l’histoire. Cette course montre quel genre de type c’est
AZ : L’action marche toujours mieux dans un contexte émotionnel
K : Je suis d’accord avec vous, l’action marche toujours mieux dans un contexte émotionnel
AZ : Maintenant, c’est à mon tour de parler d’un de vos films que je préfère, c’est Lost Boy. Pour moi, c’est un grand film. Vous êtes toujours en relation avec Joël Schumacher ?
K : oui, on a fait 6 films ensemble. Joël a été le costumier de Woody Allen, c’est un écrivain, il a beaucoup de style.
Le film est ancré dans la culture années 80, c’est un style que l’on n’aime pas revisiter. Joël, au lieu d’éviter ce style, est allé en plein dedans. Tout était dans le style des années 80, la musique, les cheveux. J’avais de la laque et mes cheveux sont restés comme cela depuis.
C’était le musicien de Tina Turner (le musicien que l’on voit dans l’extrait du film)
AZ : C’est une référence de la pop culture. Est-ce que vous aviez l’idée que ce film allait être un succès
K : Not a clue (pas la moindre idée)
Quand j’ai tourné, Stand by me, j’ai pensé que ma carrière était finie. C’est comme avec 24, je n’avais aucun espoir. Je me suis toujours trompé, je suis un parfait abruti
AZ : Le film Twilight, c’est inspiré de Lost Boy
K : Merci
AZ : Merci
J’adore Kiefer. Il est comme son personnage Jack Bauer, il vit sa vie à 100 à l’heure






























